Trois mini parodies

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Parodie d’une scène d’aventure

Dyson propulsa son grappin à trois griffes par-dessus le donjon. Il savait que Bellissima dormait là, dans son lit à baldaquin, chaperonnée par Gina la vieille servante somnolente. Dyson arracha un pissenlit dans l’herbe matinale et le coinça entre ses dents blanches et alignées. De ses bras déformés par les muscles saillants, il se hissa le long de la corde lisse en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Mais, alors qu’il atteignait les vertigineux créneaux de la tour, il ressentit soudain une effroyable douleur dans les doigts ! C’était Darkos qui avait surgit de derrière une meurtrière et qui lui écrasait les phalanges sous ses énormes bottes cloutées ! De toutes ses dents pourries, l’infâme grimaçait de plaisir devant la souffrance de Dyson ; il se réjouissait à l’idée de le voir lâcher prise et s’écraser en contrebas comme un misérable cloporte, lui cédant ainsi la place sur la couche mollassonne de Bellissima. Mais c’était sans compter avec l’esprit rusé de notre héros, qui, malgré sa position plus qu’inconfortable, parvint à éjecter de sa puissante bouche, un mollard carabiné qui alla s’écraser pilepoil dans l’œil droit de son rival.

Aveuglé par la bave acide, Darkos s’écroula en arrière, laissant ainsi le champ libre à Dyson vers la chambre de toutes les promesses…

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Parodie d’une scène policière

L’Inspecteur Quatrezieux se concentra sur le corps de la femme qui gisait dans la boue. Il savait que la simple observation du cadavre pourrait lui apprendre bien des choses.

Les vêtements pour commencer, une robe élégante taillée dans un imprimé fleuri… à coup sûr la victime se rendait chez sa belle-famille et souhaitait faire bonne impression.

Les cheveux coiffés en un chignon sage pour ne pas attirer la main baladeuse du beau-père et ainsi, rassurer la belle-mère.

Les talons hauts de ses escarpins étaient bien la preuve qu’elle n’avait pas envisagé la fuite et se rendait sur un lieu de confiance.

Merdum ! A regarder de trop près sans cesser de fumer, il avait fait tomber un peu de cendre sur le visage de la morte… Qu’importe, au point où elle en était de saleté, un peu plus ou un peu moins …Et puis, il n’aurait qu’à dire que la cendre était déjà présente avant son arrivée. D’ailleurs n’avait-il pas vu un paquet de cigarillos traîner sur la console dans l’entrée de chez les beaux-parents ? Et bé voilà ! L’enquête était résolue ! Il dirait que le beau-père avait fait le coup et personne n’aurait idée de le contredire.

Satisfait de cette enquête rondement menée, l’Inspecteur Quatrezieux monta dans sa 4L bleu ciel et s’en retourna dans son petit pavillon de banlieue pour une soirée au coin du feu bien méritée avec son teckel.

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Parodie d’une scène sentimentale

Elle :- Mais comment vous reconnaîtrai-je ??

Lui :- Je porterai un œillet rose à la boutonnière… Et vous ? Non, non, ne répondez pas ! Je le sais déjà… Je vous reconnaîtrai parce que vous serez aussi belle que ma mère, que votre voix sera douce comme du lait maternisé, que vos yeux brilleront comme les agates que « moman » m’avait offertes pour me consoler de mon appendicite, que vos cheveux seront aussi brillants que ma carrière dans l’usine maternelle, que votre cœur battra la chamade quand j’aurai un gros chagrin, que vos lèvres s’entrouvriront pour dire : « Mon petit chéri adoré » d’un ton extatique, lorsqu’enfin vous me verrez,  et que vos jambes seront aussi longues qu’une journée sans ma « moman » …………………………………Allo ? Allo ? Allo ? Allo ? Vous avez raccroché ?