Jeu numéro 7

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Consigne : écrivez un texte plutôt court dans lequel figureront ces 7 verbes anciens :

 

  • Végétailler

Le verbe colle parfaitement au misanthrope. Á celui qui veut vivre à l’abri du monde, dans l’ombre. Végétailler: végéter, avec un sens péjoratif. Vivre dans l’inaction, dans l’obscurité.

  • Renasquer

En voilà un étrange verbe… Mais ô combien précis et parfait ! Il signifie «faire un certain bruit en retirant impétueusement son haleine par le nez, lorsqu’on est en colère».

  • Détorquer

Voilà un mot qui intéressera les habitués de la mauvaise foi. En effet, «détorquer» signifie     « donner un sens forcé, une interprétation fausse pour en tirer avantage »

  • Adoniser

Le verbe est synonyme d’«embellir, vêtir avec une extrême recherche». Ainsi peut-on chercher à « s’adoniser afin de paraître plus jeune. »

  • Blézimarder

«Arrête de blézimarder!» ou «arrête de me couper la parole!» Ce terme d’argot de théâtre signifie se couper mutuellement les répliques.

  • Pandiculer

Les premiers rayons du soleil percent votre volet. Strient votre lit. La lumière vous réveille. Vous ouvrez les yeux et quittez le monde des rêves. C’est tout naturellement que vous vous mettez à pandiculer. À savoir : «bâiller tout en étirant vos bras et vos jambes »

  • Mugueter

En voilà un charmant mot! Dans le droit sillon de l’expression «conter fleurette», «mugueter» signifie «courtiser»

Un muguetage qui tourne au vinaigre

C’était un drôle de type, plus tout jeune, mais qui s’était adonisé avec une coupe de cheveux savamment décoiffée, une barbe de trois jours et des baskets à la mode.

Alors que je pandiculais tranquillement sur un banc du jardin du Luxembourg, il est venu s’asseoir tout près de moi, et, sans aucune gêne, s’est mis à mugueter de façon très peu séduisante ; en effet avant chacun de ses compliments, il renasquait comme un dragon, m’envoyant son haleine fétide en pleine figure. Quand j’osai enfin l’interrompre pour lui dire de me laisser en paix, il me répondit que si je n’arrêtais pas de blézimarder il se verrait contraint de me bâillonner ! Alors je lui répondis que, puisqu’on ne pouvait même plus faire sa pause tranquille au jardin du Luxembourg, je déjeunerais désormais chez moi tous les jours ! Il osa me rétorquer que si je préférais végétailler, il trouverait bien une autre fille « potable » sur un banc et il détorqua que si c’était son physique qui me donnait des complexes, vu la fadeur du mien, je ferais mieux, en effet, d’aller me terrer au fin fond de mon trou !!

MH