Cage à poules

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Le petit texte ci-dessous m’a été inspiré par cette photo de Josué Isai Ramos couplée à la citation à intégrer : « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » avec l’atelier BRICABOOK qui, en cette période de confinement, nous propose une photo chaque jour dans le cadre du projet : Ecrire aux temps du corona.

J’ai toujours aimé les cages à poules. Petit, je n’avais qu’une hâte, c’était que ma mère m’emmène au parc pour escalader ces drôles de baraques en fer. Souvent, j’y retrouvais mon cousin Hervé, il avait deux ans de plus que moi et arrivait presque toujours le premier en haut de la construction. Curieusement je ne lui en voulais pas : Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. Même si je ne savais le formuler ainsi, voilà ce que je ressentais à six ans.
Aujourd’hui j’ai trente ans et je suis ouvrier en bâtiment depuis plus de dix ans déjà. J’aurais pu être ingénieur ; comme disait ma mère : « Simon, tu en as les capacités » Les capacités, peut-être, mais l’envie, non.
Hervé, il est devenu sous-marinier ; drôle pour un gars qui aimait toujours aller plus haut… mais je peux comprendre, le très haut et le très profond, ça se rejoint, c’est un peu comme l’infiniment grand et l’infiniment petit, les bébés et les vieillards, tout ça se ressemble finalement…
Moi, j’ai toujours voulu atteindre les sommets, mais au sens propre, pas au sens figuré, alors toute l’année je travaille sur les chantiers et pendant mes congés j’escalade des montagnes enneigées. Moi, ma vie, c’est grimper, grimper, grimper.

MH